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jeudi, 03 avril 2008

Verticalité quand tu nous tiens

Non, je ne vais pas vous parler de la Tour Eiffel, ni d'aucune colonne érigée à la gloire de qui que ce soit, mais d'un pédiatre.

D'habitude, je ne trouve pas les pédiatres d'une utilité primordiale : ce sont souvent des médecins qui vous prennent plus cher pour faire le même vaccin que votre généraliste et ne vous donnent pas souvent de bons conseils. D'ailleurs, ils sont souvent vieux et un peu dépassés...

 

Aldo Naouri que j'ai entendu hier soir en me rasant en me brossant les dents me semble avoir pas mal de bon sens. Enfin, je suis beaucoup d'accord avec lui. 

Il pense comme moi qu'un enfant  a besoin d'autorité, voire de "verticalité". Qu'on n'a pas à justifier en permanence ses décisions (négocier, c'était très à la mode) devant un enfant. Ce que je mets en parallèle avec une étude sur la réussite dans le fonctionnement des familles que j'ai lue il y a quelques temps : il y a trois types d'exercices de l'autorité dans une cellule familiale, l'autoritarisme, le laxisme et la démocratie participative. Evidemment, c'est la dernière, qui est intermédiaire qui donne le meilleur résultat. Il s'agit d'une autorité indiscutable, celle des parents, qui prennent les décisions importantes, en écoutant au préalable tous les membres du groupe s'exprimer. Mais c'est bien le chef de famille qui tranche à la fin. En revanche, chaque membre peut se voir confier des responsabilités à la mesure de ses compétences et de son âge.

 

Bref, Aldo Naouri, quand il évoque la verticalité, pense à l'autorité des parents sur les enfants. Il dit que cette autorité qui fixe les cadres et les limites est rassurante pour l'enfant. Avis que je partage totalement.

Mais ce qui est amusant, c'est qu'il fait un parallèle, pour que nous comprenions mieux, avec l'autorité de l'Etat. car nous aussi avons besoin de verticalité, et pas que dans notre slip kangourou (je carla parle aux messieurs, là). Aldo Naouri prétend que son dernier livre, il l'a écrit en pensant à notre Président. 

Losrqu'un président se met à divorcer, dépenser, insulter les gens, il se met au niveau de ses concitoyens. Et faut voir le ramdam que ça fait. Ben oui, on est tout perdus, nous, oui, nous, les adultes, de ne plus sentir cette autorité qui nous chapeaute et nous rassure.

L'enfant en nous réclame une autorité suprême, qui prenne des décisions, concertées certes, expliquées parfois, mais qui tranche en dernier recours.

A bon entendeur... 

 

PS : sur En direct du Front, y'a des coups de pied au c... qui se perdent. 

Commentaires

Ah c'est bien vrai tout cela ma brave dame.
Dans tous les cas de figure, il faut une autorité de référence.

Ecrit par : jacques | jeudi, 03 avril 2008

une autorité oui, un guignol non, il y en a assez au boulot et dans la rue !Un peu de sérieux serait bienvenu !

Ecrit par : Fanette | jeudi, 03 avril 2008

Non Keevin, je ne t'échange pas deux heures de playstation contre le devoir de ranger ta chambre !
:-)

[si on porte des caleçons, ca marche quand même ?!?]

Ecrit par : Filaplomb (éditeur) | vendredi, 04 avril 2008

Exactement, mon brave monsieur.

C'est bien ça le problème, Fanette


Oui, Fil tu as bien retenu la (ca)leçon.

Ecrit par : Ellie | samedi, 05 avril 2008

Je suis plus que d'accord ! Un cadre de velours... Le début de la socialisation.

Ecrit par : pyrome | dimanche, 06 avril 2008

Une autorité "bienveillante", c'est le mot que j'ai oublié d'utiliser

Ecrit par : Ellie | dimanche, 06 avril 2008

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