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mardi, 19 février 2008

La cancritude, ça n'existe pas

905283bb5dc8c789e4335208b11aaa50.jpgPour déboulonner un vieux mythe, celui de l'école républicaine parfaite de nos pépés, celle où où tous les pious-pious en culotte courte décrochaient leur certificat d'études les doigts dans le nez, pendant que des fillettes à nattes apprenaient l'économie domestique et l'hygiène et à choisir un mari pas trop alcolo.
 

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Jacques Bodoin, bien sûr.
 
Encore un p'tit coup ?
 
 
 
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Commentaires

Voyons, Ellie, personne ne prétend que nos grands-pères obtenaient TOUS le certificat d'études, et encore moins les doigts dans le nez ! ils étaient au contraire une petite minorité à y parvenir. Et c'est bien ce qui rend aujourd'hui le baccalauréat si suspect : que 8 sur 10 des élèves s'y présentant y soient reçus...

Ecrit par : Didier Goux | mardi, 19 février 2008

Reconnaissons quand même aux instituteurs laïcs de la IIIe République, qui eurent parfois à lutter pied à pied contre l'omnipotence de l'Église catholique, d'avoir – au besoin, en extirpant les « patois » à coups de règle sur les doigts et autres brimades à la limite du sadisme – sorti de leur misère matérielle et intellectuelle des centaines de milliers d'enfants, à une époque où, il est vrai, le fameux « ascenseur social » était paradoxalement moins grippé qu'aujourd'hui.

Ce furent toutefois souvent les mêmes qui bercèrent toute une génération avec l'idée de reconquête de l'Alsace-Lorraine (qui, entre nous, n'en demandait pas tant) et se retrouvèrent souvent bombardés officiers subalternes en 1914, chargés de mener les troupes à l'assaut, en première ligne face aux mitrailleuses allemandes. Aussi, ironie du sort, cette profession, qui comptait sans doute le plus grand nombre d'authentiques républicains, parfois pacifistes et internationalistes, fut celle, paraît-il, qui paya, en proportion de ses effectifs, le plus lourd tribut en vies humaines lors de la Grande Boucherie.

Pour un aperçu de quelques-uns de vos glorieux prédécesseurs :

http://indre1418.canalblog.com/archives/l_indre_en_14_18/index.html

Ecrit par : Chieuvrou | mardi, 19 février 2008

Chieuvrou, sans vouloir vous offenser, il me semble que vous êtes en train d'additionner des navets et des carottes, là...

(Et, quand j'étais à l'école primaire, on m'a appris qu'il ne fallait pas !)

Ecrit par : Didier Goux | mardi, 19 février 2008

Si DG, dans la potée.

Ah Chieuvrou, quel plaisir de suivre ce lien et de tomber enfin sur le patronyme manquant : après Ausseur, Aufrère, Alapetite, voici enfin Aloncle... reste plus que le fameux Alatante.

Ecrit par : Ellie | mardi, 19 février 2008

@Didier Goux

Voulez-vous dire par là (car, vous savez, je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps) que la propagande nationaliste, voire belliciste, dans l'école de ce bon M. Ferry (et je n'ai volontairement pas parlé de la glorification de l'entreprise coloniale qui y était pratiquée) ne saurait être mise en avant pour tenter de contrebalancer quelque peu le formidable progrès que constitua l'instauration de l'école gratuite, laïque et obligatoire ?

Il me semble, pourtant, que la note de l'hôtesse de ces lieux ne portait pas uniquement sur le niveau scolaire de l'époque mais, plus généralement, sur le « mythe de l'école républicaine parfaite de nos pépés ». Or, à tort ou à raison, j'ai l'impression que l'on passe toujours un peu sous silence le rôle de l'école républicaine dans le déferlement des passions nationalistes (ou ultra-nationalistes, si vous préférez) d'avant 1914.

Sachez, à part ça, que vos offenses demeurent de l'ordre du supportable.

@Ellie

D'après ce que je me souviens d'avoir lu dans un livre d'Albert Dauzat sur les patronymes français, une telle forme (Augeorges, etc.) serait typiquement berrichonne. J'ai cependant la flemme pour ce soir d'aller extraire ce vénérable bouquin de sa pile pour le vérifier.

Ecrit par : Chieuvrou | mercredi, 20 février 2008

Je n'ai pas lu Dauzat, mais en effet, les "Au" ou "Ala" quelque chose sont du coin, c'est sûr.

Ecrit par : Ellie | mercredi, 20 février 2008

Cher Chieuvrou, bien sûr que les Hussards noirs ont fait la propagande que vous dites ! Seulement, vous êtes en plein anachronisme : à cette époque, la colonisation était pensée comme une mission civilisatrice et était, à ce titre, soutenue par la gauche et combattue par la droite...

Sinon, Dauzat a également écrit une très bonne "histoire de la langue française".

Ecrit par : Didier Goux | mercredi, 20 février 2008

Tout le monde a hurlé sur la Shoah et le catéchisme à l'école publique, personne n'a rien trouvé à redire....c'est grave !

Ecrit par : Fanette | mercredi, 20 février 2008

Je n'ai pas suivi Fanette ! on veut remettre le cathé à l'école ?

Ecrit par : Ellie | mercredi, 20 février 2008

OUi, Ellie, une forme de catéchisme et c'est grave : lis ces deux articles de Serge Faubert, un sur son blog, ici :
http://faubert.blog.20minutes.fr/archive/2008/02/19/un-vicaire-a-l-elysee.html
l'autre sur Bakchich.info :
http://www.bakchich.info/article2715.html

ç'en devient dingue, je en sais pas quelle mesure il va nous pondre demain !

Ecrit par : Fanette | mercredi, 20 février 2008

Je me donne le temps de la réflexion sur ce sujet qui nous concerne tous et moi plus encore : les nouveaux programmes de l'école primaire.

Ecrit par : Ellie | jeudi, 21 février 2008

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