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vendredi, 15 février 2008
Il vaut mieux être riche et malade
... que pauvre et en bonen santé.
Prévenir l'obésité et le tabagisme peut sauver des vies, mais cela ne permet pas de faire des économies, disent des chercheurs.Il en coûte davantage pour traiter les personnes en santé, qui vivent plus longtemps, révèle une étude néerlandaise venant contredire la perception répandue selon laquelle la prévention de l'obésité ferait économiser des millions de dollars aux gouvernements.
Dans un document diffusé lundi sur le site Internet de la revue Public Library of Science Medicine, les chercheurs constatent que les coûts des soins de santé prodigués aux personnes minces et en bonne condition physique, à l'âge adulte, sont plus élevés que les coûts attribuables aux personnes obèses ou aux fumeurs.
Les scientifiques ont étudié trois groupes de 1000 individus dont ils ont évalué les coûts des soins de santé reçus, toute leur vie durant.
Entre 20 et 56 ans, les personnes obèses ont été à l'origine des dépenses de santé les plus coûteuses, ont découvert les chercheurs. Mais parce que les fumeurs, comme les obèses, sont décédés plus tôt que les gens en santé, ils coûtent moins cher à soigner à long terme, analysent-ils.
Néanmoins, il faudrait aussi tenir compte du coût social de l'obésité et du tabac, ce que l'étude néerlandaise ne fait pas.
06:25 Publié dans Bourgeons de printemps en tous genres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : statistique, santé, étude néerlandaise, société, alimentation, tabac








Commentaires
Ah ! Vais pouvoir continuer la Goldo alors !?
C'est une bonne nouvelle !
Je ne connais que peu le secteur médical, mais je m'interroge du coup sur la chose suivante : Si l'on réduit le nombre de fumeurs et d'obèses, ne vont-ils pas coûter plus cher ? (outre le fait que ceux libérés d'une mort précoce coûteront les yeux de la tête, voire la peau des fesses)
En effet, c'est forcément moins coûteux, à l'échelle nationale, de soigner 100 cancers du poumon plutôt qu'un seul...
Dubitatif, je m'en remet à mon paquet de cigarette qui me témoigne par messages subliminaux toute l'affection que la santé publique me porte étant un grand contributeur à la réduction du trou de la sécu ! Je devrais peut-être doubler les doses par citoyenneté... Nan ?
Ecrit par : BlueG | vendredi, 15 février 2008
Aaaaah... J'me disais bien aussi. C'est uniquement parce qu'ils vivent moins vieux qu'ils coûtent plus cher ! De toutes façon, des vieux, ça coûte toujours plus cher à la société en termes strictement financiers.
Alors que les imbéciles continuent à bouffer des chips, les minces n'en seront que plus valorisés ! :-)
Ecrit par : Bruno, de erwanébruno | vendredi, 15 février 2008
et si on arrêtait de les soigner tout simplement, ça ne coûterait plus rien !
appel moi quand tu as besoin de faire avancer les choses ! hein !
Ecrit par : canicule | vendredi, 15 février 2008
Sans compter que les fumeurs cotisent et financent la santé alors que les non-fumeurs ne rapportent rien !!!
:-))
Ecrit par : filaplomb | samedi, 16 février 2008
OUPS ! J'ai horriblement multiplié les coquilles dans ce billet^^
Ecrit par : Ellie | samedi, 16 février 2008
Le fait est que l'État, pour éviter d'avoir à payer les retraites et les frais de santé d'un tas de vieux – pardon, de seniors – aurait, dans l'absolu, tout intérêt à ce qu'un maximum de gens continuent à fumer en se goudronnant la gorge et les poumons, en se cuisant la langue et le palais et en se bousillant le cœur et les artères. C'est, du reste, l'argument que les émissaires de PiteurStuyétruc avaient essayé de faire valoir auprès du ministre de la Santé tchèque, il y a une quinzaine d'années, pour mieux s'implanter en Europe centrale, pensant que la ferveur des anciennes « démocraties populaires » néo-staliniennes dans le libéralisme les avait déjà converties au cynisme le plus total.
Cela dit, nos ultra-libéraux obsédés du combien-ça-coûte peuvent toujours se consoler en se disant que l'on s'attend à une hausse fulgurante de cancers de la gorge et du poumon chez les femmes d'ici à quelques années, qui correspondra naturellement à l'arrivée dans l'âge à risque des générations qui se sont mises massivement à fumer quand leurs mères ne le faisaient généralement pas. Hausse aggravée, du reste, par le fait que les femmes sont, paraît-il, curieusement beaucoup moins résistantes aux agents cancérogènes du tabac que les hommes (ce qui ravira sans doute les misogynes mais me désole profondément quant à moi).
Pourquoi, alors, me direz-vous, l'État mène-t-il désormais une politique aussi radicale contre le tabac ?
Tout simplement parce qu'il ne veut pas avoir d'emmerdes plus tard. Car une bonne partie des fumeurs qui mettent en avant leur liberté imprescriptible à agir comme ils l'entendent avec leur santé seront les premiers, une fois que leur cancer se sera déclaré, à venir lui réclamer des dommages et intérêts pour ne pas les avoir protégés. Rappelez-vous ce type qui subissait opération sur opération et se faisait enlever un bout de langue à chaque fois, au point de ne bientôt plus pouvoir parler, et qui ne pouvait malgré cela s'empêcher de fumer en cachette de sa famille et des médecins, y compris juste avant de monter sur le billard. Eh bien, que croyez-vous que sa femme a fait après sa mort ? Elle a porté plainte contre la SEITA pour ne pas avoir clairement informé son mari des dangers du tabac.
Ecrit par : Chieuvrou | samedi, 16 février 2008
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