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mercredi, 14 février 2007

Le comble du Front national

Bruno Gollnisch, tout énervé que son gentil candidat (Jean-Marie Le Pen) n'ait pas encore réuni les fameuses 500 signatures, s'indigne : medium_gollnisch.jpg

"Pourquoiiiii ?"

Oui, pourquoi, gémit-il, impose-t-on aux maires de déclarer publiquement leur soutien ? Il trouve cela anti-démocratique, il pense que ce genre de vote devrait être secret.

Argument imparable : nous, Français, qui allons régulièrement contrôler les élections dans des pays en voie de développement, nous ne serions pas exemplaires ?  De là à réclamer que des étrangers viennent contrôler nos procédures électorales ... non, monsieur Gollnisch n'appellerait pas des étrangers à venir sur notre sol. 

Eh si, il l'a fait ! 

Y'a pas à dire, le FN change.

Commentaires

Moi (et c'est san srapport avec le FN) je trouve scandaleux ce principe. Pourquoi empêcher donc i, citooyne lambda de se présenter aux éléections ?
De même le système à 2 candidats du 2è tour... scandaleux il me semble... En plus on a vu ce que cela peut donner...
Ah les magouilles politiciennes, où peuvent-elles nous mener !!!

Ecrit par : Philippe | mercredi, 14 février 2007

Je vais aller un peu dans le sens de Philippe... en moins extrèmiste tout de même.

Le citoyen lambda n'a pas forcément pour vocation d'être candidat à la présidentiel, par contre il me semble que n'importe quel citoyen représentatif d'une portion non négligeable de la population devrait pouvoir se présenter.

A ce titre, je conçois que la signature d'un maire puisse intervenir non pas sur le principe du soutien à un candidat portant la même étiquette, mais sur le principe de la reconnaissance d'une certaine représentativité.

Mais du coup, les maires sont-ils les plus à même de décider puisque bon nombre d'entre eux sont jugés par leur parti et ont même des consignes.... Il reste donc les maires sans étiquettes, mais ceux-ci ont souvent à faire à des conseils généraux et régionaux dont les présidents sont "étiquetés" et donc ils hésitent ....

Du coup, on a quand même aujourd'hui quelques candidats qui luttent pour avoir leurs signatures :
- Les citoyens lambda que je ne connais pas mais dont un ou deux sont maires, il me semble... ils sont donc représentatifs d'une partie de la population.
- Les candidats connus comme De villier, Voinet, Besancenot, Bayrou etc. qui n'ont pas à l'heure actuelle sufisament de promesses de signature malgré leur notoriété et qui en l'occurrence ont tous un ou plusieurs mandats en cours (maire, député, sénateur, député européen, président de conseil général etc.) ce qui en théorie leur confère une certaine représentativité...

Alors pourquoi ne pas reprendre le principe de la loi d'initiative populaire et reconnaitre à un candidat la légitimité de se présenter s'il est capable de réunir disons, à titre d'exemple, 1 million de signatures de citoyens lambda.

Quant au deuxième tour, tu proposerais quoi Philippe ???
Faut bien une limite non, sinon, on n'en fait pas et on applique la majorité relative sur le résultat du premier tour, non ???

Ecrit par : J | mercredi, 14 février 2007

Je trouve ton argumentaire excellent J, sauf pour le citoyen lambda (ne rêvons pas, ce cas de figure ne se présentera pas, vu le prix à l'insription...) et quand bien même, quels dangers ?
Moi, et modestement, je propose plusieurs candidats (3 ?) au second tour... Ainsi nous pourrions nous exprimer librementau 1er tour... sans la crainte aujourd'hui d'un candidat "inattendu" et finalement non désiré... Parce que, et entre nous, le vote utile, ça me gonfle !!! Et quoique décrié (et non approuvé par moi), la démarche de Hanin me plaît...

Ecrit par : Philippe | jeudi, 15 février 2007

Bonjour,

J'ai appris hier soir que tout candidat ayant recueilli les 500 signatures voit ses frais de campagne remboursés à hauteur de 700.000 €.
Je pensais initialement que le moindre remboursement était conditionné par l'obtention d'au moins 5% des suffrages. Visiblement il y a deux paliers.

Cette perspective permet du coup au citoyen lambda d'espérer participer à la campagne... et ce serait encore plus le cas avec le principe du soutien populaire en lieu et place des signatures de maires.

A méditer ...

Quant au second tour... Philippe tu parles de vote utile, de candidats inattendus.
Ces candidats ne pourraient être considérés comme inattendus si finalement il ne devaient leur présence au second tour qu'aux votes de leurs partisants.
Finalement le problème que tu soulèves c'est celui du vote contestataire, qui actuellement se reporte sur des candidats extrèmistes ou "folkloriques". Ce qui pose le problème de la prise en compte des abstentions et des votes blancs...
Actuellement j'ai l'impression qu'on considère que 30% des électeurs n'ont pas d'avis.
Si on considère qu'ils votent pour le candidat "aucun de ceux qui se présentent", on s'aperçoit que celui-ci se retrouve au second tour ;-). Ainsi reconnu, il est probable que le vote contestataire se reporterait également sur celui-ci, évitant de gonfler artificiellement les scores d'autres candidats...

De là à ce qu'il soit élu au premier tour, il n'y a qu'un pas !!!

Ecrit par : J | vendredi, 16 février 2007

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